Big Sur et la Côte californienne

Sur les traces de Jack Kerouac,

Impossible de visiter la Californie sans passer par la mythique route n°1, Big Sur (cette route légendaire commence à Carmel et fini à San Simeon soit 147 km de route sinueuse). Et puis qui n’a jamais rêver de rouler à tombeau ouvert sur cette route, tels Jack Kerouac et ses acolytes ? Pour réaliser ce rêve, j’avais espéré louer une belle sportive américaine pour avaler les kilomètres, mais peine perdue, on traversera cette route côtière avec notre Hyundai Elantra, on repassera pour le côté glamour, vent dans les cheveux et tout le tralala.

Bien que n’ayant pas la voiture de Barbie, on a tout de même été subjugué par la beauté des lieux, chaque arrêt est un point de vue différent sur la côte californienne et sur l’océan. À savoir que cette partie de côte est entièrement protégée, n’espérer pas y faire trempette, en même temps l’eau y est plutôt glaciale.

Big Sur

Santa Barbara, tu me diras, pourquoi j’ai le mal de vivre ? …

Santa Barbara dans mon esprit est avant tout synonyme d’un générique débile qui resurgit dans ma tête à chaque fois que j’entends ce nom. Je me souviens de cette série TV qui nous montrait de riches blancs américains de plus de 60 ans qui voulaient en paraître 30 aux prémices de la chirurgie esthétique (à côté d’eux Michael Jackson était une œuvre d’art) avec des problèmes de blancs riches américains (avec une intrigue de l’ordre de comment le supposé frère de ma mère, peut être en même temps mon oncle ? Mon frère ? Et mon cousin ?…) bref du gros suspense. Bien qu’on ait trouvé le centre-ville esthétique (vielle ville coloniale) Santa Barbara, c’est un peu comme dans la série, de riche blanc américain tiré jusqu’aux genoux se pavanant dans de luxueuse boutique.

Bizarrement, nous ne sommes pas tombés sous le charme de cette ville côtière, si vous combinez ses habitants, au fait d’avoir dormi dans un camping positionné à 20 mètres de la ligne de chemin de fer (une impression de faire une crise cardiaque toutes les 3 heures, de jour, comme de nuit) et aux boulettes de mazout enfouies dans le sable (un grand merci à la marée noire de mai dernier) qui vous colle aux chaussures et s’incruste dans votre peau (seule solution écologique pour s’en débarrasser, utiliser de l’essence), vous obtenez le cocktail parfait pour nous faire déguerpir au petit matin

Santa Barbara

Un short rouge, une bouée rouge, des poils partout,

Bien évidemment, on est à Malibu sur les traces de Mitch Buchannon. Ah, Malibu toute une histoire, ici aussi, je ne pense qu’à la série TV des années 90 (quand même un cran au-dessus de Santa Barbara).

Pour vous donner une vague idée de cet endroit, sachez que les plages ne sont pas celles de la série (le tournage était principalement réalisé à Venice beach, Los Angeles) et sont bien plus sales qu’en Oregon (sauf pour les plages touristiques qui sont tamisées chaque jour), moi qui pensais que la Californie était le berceau de l’écologie aux USA, FOUTAISES, pas de total-égout, les déchets finissent inlassablement dans l’océan et la côte est entièrement cloisonnée par des habitations valant quelques millions de dollars prêtes à finir leurs courses dans l’océan.

Mais cette pollution évidente n’est pas la seule chose surprenante, désolé de briser votre rêve les garçons, mais ne vous attendez pas à croiser Pamela sur la plage. Ici, les sauveteuses en mer ont plus le physique de Laure Manaudou et oui, il faut pouvoir affronter les grosses vagounettes du pacifique, difficile quand ont est taillé comme un cure-dent avec des flotteurs pour guise de bouée.

Malibu

Dernières nuits à la belle-étoile,

Laguna Beach marque la fin de mon calvaire, le CAMPING. Après 4 nuits passées en bord d’océan, il est temps de céder nos affaires contre du vin rouge (on aurait sans doute préféré de l’argent mais ceci dit, cela reste un très bon deal). Ces dernières nuits aurait pu être plus idylliques si une invitée surprise n’avait pas gâcher la fête, en effet, une souris à fini par s’immiscer dans notre voiture, elle c’est fait une joie de manger nos provisions et de ronger nos sac à dos. Ni une, ni deux, direction Walmart pour mener à bien notre plan d’extermination, 4 tapettes, du fromage et un piège toxique plus tard, la petite chose n’y aura pas survécue.

Concernant le village de Laguna Beach, pas de doute, ici on a trouvé le vrai chic. La ville est sobre et élégante, pourvue de nombreux restaurants et de magnifiques plages. Bien qu’il y ai quantité d’artistes en tous genre, cela reste quand même un épicentre pour gens friqués où on aime être vu.

Laguna Beach