Flores, Tikal et Semuc Champey

Havre de paix,

Au sortir de Cuba, nous nous sommes octroyé quelques jours de léthargie sur la riviera maya mexicaine. Après plus d’un mois retranché sur notre île, nous avions oublié jusqu’au sens du mot opulence, quel choc de voir dans un supermarché plus de nourriture que sur tout le territoire cubain.

C’est à peine remis de nos émotions que nous nous sommes pris un second coup de massue en voyant ce qu’il restait de nos souvenirs, le village de Playa del Carmen, 9 ans, plus tard, s’est transformé en un Cancun numéro 2, il n’est plus que ressorts, boutiques de luxe et centre commerciaux. Cette perte de repère nous a hanté tout le long de notre trajet jusqu’à la frontière bélizienne. Tulum, un site vierge est devenu une destination tendance et entièrement bétonnée (les cabanas sur la plage ont laissé place à de grands complexes hôteliers), il n’y a plus guère que Chetumal qui ressemble à celle de nos souvenirs, la ville est aussi laide et désemparée qu’autrefois.

Autant vous dire que nous avons fui au plus vite la côte caraïbe mexicaine et ses excès pour découvrir une destination plus authentique, le Guatemala. Quatre passages frontières où l’on comprend vraiment le sens de passoire (aucune fouille, aucune question) et 9h de bus, nous aurons été nécessaires pour rejoindre l’île de Flores dans le nord du Guatemala.

Le temps marche au ralenti à Flores (et c’est tant mieux), nous nous sommes empressés de suivre la coutume locale sans sourciller. Entre visite et bière rafraichissante (1 litre, 10 quetzals soit 1,20 euro le litre), nous avons aimé paresser dans ce petit village accueillant.

Flores

Sur les traces du peuple maya,

Connaissez-vous le réel problème du voyageur ? Au fur et à mesure de découverte plus spectaculaire les unes que les autres, on a tendance à devenir plus exigeants et/ou insatisfaits concernant nos choix de visites.

Nous avons été victimes de cette expérience à Tikal, bien que les vestiges mayas soit en parfait état et au milieu d’une jungle épaisse, nous ne sommes pas parvenus à tomber sous son charme. Ce sentiment à peut être été exacerbé par notre impatience concernant ce site, 9 ans que nous l’attendions et aux discours de nombreux voyageurs émerveillés. Quoi qu’il en soit, dans nos esprits les ruines mayas mexicaines demeureront à jamais les plus féeriques.

Tikal

Batman,

Les 9h de bus, nous séparant de notre seconde destination, Semuc Champey, nous ont permis de faire une très belle rencontre, celle de Cécile et Pierre. Avec eux, nous partagerons nos plus beaux souvenirs au Guatemala.

Ensemble, nous nous sommes retrouvés dans une petite auberge perdue  de Semuc Champey. Notre première occupation fut de nous rendre aux fameuses Pozas, un ensemble de piscines naturelles d’un bleu intense.

Pour notre second jour, nous avons entrepris de nous rendre dans la grotte de Lanquin. Comme nous avons décidé d’être radin et d’y aller par nos propres moyens la visite a été de courte durée, entre les glissades à répétition dans les excréments de chauves-souris, les insectes s’immisçant dans nos narines et nos bouches ainsi que les vols de chauves-souris au-dessus de nos têtes et sans compter sur la perte du fil d’Ariane, il était grand temps de sortir de cet enfer puant après 1h. Suite à cette expérience, je ne risque pas de m’aventurer dans une grotte d’ici tôt.

Semuc Champey – Las Pozas 
Lanquín – Las Cuevas

 

 

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