Trinidad, Playa Ancon et Camaguey

Parfaite ville coloniale ?

Nous sommes tout de suite tombés sous le charme de la ville de Trinidad.  Ses rues pavées, ses chevaux, ses vieilles voitures, ses bâtiments coloniaux en parfait état et ses rythmes étouffées de salsa en font une ville très photogénique et agréable à vivre.

Nous avons posé nos sacs durant 3 jours dans cette ville parfaite, enfin en apparence. Bien que nous ayons trouvé refuge chez la conservatrice du musée historique de la ville qui a pris le temps de nous accueillir et de nous faire partager sa passion pour l’histoire et offert gracieusement les entrées de son musée, la frénésie avec laquelle afflux les touristes nous a finalement rebutés. Car en plus de faire gonfler les prix des restaurants, et même de la bouteille d’eau (mais nous sommes sauvés pas de la  »pizza »), la place centrale rejoue sempiternellement la même musique chaque soir de la semaine (bon avec quelques variantes tout de même). Cubains et touristes se retrouvent pour danser salsa, rumba et bachata jusqu’au bout de la nuit galvanisé par de nombreux Cuba libre et mojitos.

Vous l’aurez compris, il n’y a pas grand chose de typique dans cette ville. Bien sûr, la ville est belle, mais après avoir pris le temps de gratter son vernis, elle s’avère creuse. Il n’y a qu’à prendre un vélo et sortir du centre historique pour s’en rendre compte, le faste et les lumières de la ville s’éloignent à mesure que la propagande et la pauvreté reprennent leurs droits. Quand je repense à Trinidad, je vois une ville cubaine bien sous tous rapports parfaitement modelée par le gouvernement pour assouvir les besoins touristiques de l’île et de cette façon présenter la plus belle facette du pays auprès des touristes de passage et cela fonctionne à merveille.

Trinidad- el centro 
Plaza Mayor
Museo historico

No filter,

Mea culpa, je retire ce que j’ai dit sur mes précédents articles concernant les plages cubaines. À quelques kilomètres de Trinidad se trouve playa Ancon, une petite baie paradisiaque encerclée par les montagnes.

Après quelques heures de farniente arrosées au Tu-kola (numéro 1 des colas cubains, en même temps, c’est le seul) c’est complètement shooté au sucre (à Cuba, c’est tout à fait possible de trouver un produit encore plus sucré que le Coca-Cola) que nous doublerons toutes les charrettes tirées par des chevaux en regagnant la ville.

Playa Ancón

Que Pinga !

Le vocabulaire cubain est quelque fois très fleuri à l’exemple de cette expression apprise lors de notre séjour à Camaguey, ancien repère de pirates. Ce terme, en premier lieu, signifie l’érection masculine, et en second lieu, il se traduit par notre bon vieux gros,  »putain, merde, fais chier » (toujours les 3 ensembles sinon on n’exprime pas assez à mon goût notre état d’esprit).

Outre de nombreuses séances d’apprentissage langagier, Camaguey fut aussi le théâtre de très belles rencontres avec nos colocataires, Linda (que Linda, notre québécoise) et Manu, musicologue et percussionniste originaire de Cuba, ils ont pris le temps de nous faire découvrir leur ville et de nous conter, un peu plus l’histoire et la culture cubaine.

Camaguey 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s