Granada, Masaya et la laguna de Apoyo

Noël sous le soleil de Granada,

C’est dans la merveilleuse ville coloniale de Granada, que nous avons décidé de poser nos sacs une dernière fois, avant de quitter le Nicaragua. Nous passerons 6 jours dans ce petit coin de paradis, l’occasion pour nous de retrouver des amis et de célébrer les fêtes de fin d’année.

Sachez qu’une fois passé la vision perturbante des pères noëls se déhanchant sur Vive le vent, transpirant à grosse goutte dans leurs costumes en feutrine et des sapins synthétiques de 40 mètres de haut, on se fait très bien aux festivités de noël à l’autre bout du monde. À noter que c’est encore plus agréable avec un mojito bien givré.

Granada

Auto-Stop,

Un endroit à ne pas manquer aux portes de la ville de Granada, le volcan Masaya. Bien que l’ascension et la balade surplombant les cratères se fait rapidement (maximum 2h), le tour d’horizon à 360 degrés est impressionnant, et on s’émerveille d’apercevoir les lagunes environnantes et l’étendue des anciennes coulées de lave.

J’espère que certains ont été / ou seront plus chanceux que nous, pour s’y rendre, car c’est pleinement confiant que nous nous sommes mis en marche à l’entrée du parc du Masaya, en se disant qu’une voiture finirait bien par nous prendre en stop, sur la route désertique de 7 km menant au pied du volcan. Peine perdue, à nous voir dégoulinants de sueur, j’imagine qu’aucun des nombreux conducteurs croisés ce jour-là n’a voulu prendre le risque de salir leurs habitacles. Autant vous dire, qu’une fois notre balade terminée, on a sauté sur toutes les voitures du parking.

Masaya

Un petit air de France,

Notre dernière halte se fera dans l’une des plus chaleureuses auberges du Nicaragua de boca en boca à Granada, dans ce petit bout de France, l’ambiance y es survoltée, alors pour tenir le rythme, nous nous octroyons une petite pause détente avec Emeline et Charles aux abords de la laguna de Apoyo, l’occasion parfaite de se faire une petite pétanque / pastis dans un cadre enchanteur.

Le lendemain, réveil tout en douceur afin de se préparer au mieux pour le réveillon. Ce premier noël loin de nos proches restera longtemps gravé dans nos mémoires. Merci à tous ceux présents de nous avoir fait partager ce moment unique.

Laguna de Apoyo
Noël

 

Isla de Ometepe

Bienvenue à bord du Titanic,

Bien qu’il soit improbable de croiser un iceberg sur les eaux nicaraguayennes, le risque de périr en mer est bien présent, pour peu que vous preniez les ferrys pour la Isla de Ometepe. Ces rafiots en bois sont tellement surchargés que la cale (plus précisément, là ou vous prenez place) est remplie d’eau. Néanmoins, notre bateau n’a pas coulé et nous avons bien débarqué sains et saufs sur le port de Moyogalpa. 

Nous resterons 3 nuits sur cette petite île volcanique, juste le temps de la sillonner en long et en large à bord de notre fidèle destrier (ici, un magnifique scooter bordeaux). Le tour de l’île se fait aisément en 1 journée à condition d’être motorisé.

Après un rapide circuit à travers le village (constitué d’une rue principale), direction Punta Jesus Maria, qui offre une vue imparable sur le volcan Concepcion. Puis à quelques kilomètres vers l’est, nous rejoignons la Laguna de Charco Verde véritable havre de paix où l’on se promène dans les jardins paysagers ornant la lagune.

Pour finir cette journée, cap sur la playa Santo Domingo et Ojo de agua, un ensemble de piscines naturelles (malheureusement bétonnées), lieu idéal pour une baignade rafraîchissante et bienfaisante (eau volcanique).

Moyogalpa
Punta Jesus Maria
Laguna Charco Verde
Playa Santo Domingo
Ojo de Agua  

San Juan del Sur, playas Hermosa, Romanzo et Guasacate

Surfing in … Nicaragua,

Après avoir joué les citadins et afin d’affronter les fêtes de fin d’année, il était nécessaire de s’octroyer un peu de repos sur les plages pacifiques du Nicaragua. Pour ce faire, direction San Juan del Sur, paradis pour surfer débutant, il y fait beau, on y mange bien et l’ambiance y est survoltée, bref une parfaite station balnéaire où commencer notre marathon farniente. Nous passerons 4 nuits dans ce village, et laissez-moi vous dire que cette parenthèse fut  intensive entre visites des environs le jour et découverte des bars à cocktails la nuit. Passons, ce n’est pas le lieu pour vous parler de nos expériences nocturnes (pour cela, il y a Facebook), nous sommes ici, pour vous faire part de nos explorations.

Premièrement, nous nous sommes rendus sur une magnifique plage de sable blond et de surcroît désertique à Playa Hermosa où la vie s’écoule paisiblement en sirotant un coca  givré depuis un confortable hamac. Puis direction Playa Romanzo, ou nous avons passé la journée à observer les surfeurs suisses et autrichiens venus en masse (c’est carrément moins sexy que les surfeurs australiens ou californiens, je vous l’accorde) se télescoper avec leurs planches. Vous l’aurez compris, du bon temps et rien d’autre sur ces petits coins de paradis.

San Juan del Sur
playa Hermosa
playa Romanzo

Sur la route,

Les trajets interminables, vous connaissez sans nul doute amis voyageurs, et bien notre record personnel à été atteint pour rejoindre la magnifique et désertique Playa Guasacate depuis Isla Ometepe. Un bateau prenant l’eau, deux bus surchargés et du stop auront été nécessaire pour effectuer 77km. Autant vous dire qu’après 6h de trajets combinés, nous avons posé nos bagages avec félicité durant quatre jours sur ce petit paradis appelé Guasacate et même les douches à l’eau salée n’auront pas eu raison de moi (seulement de mon cuir chevelu).

Playa Guasacate

 

Leon et le Cerro Negro

La grande traversée,

Après plus de 26h de bus, enfin de chicken bus (de loin, ça ressemble à un bus, mais de loin seulement), nous avons finalement traversé le Guatemala, le Salvador et le Honduras pour nous rendre à Leon au Nicaragua.

Avant de vous faire l’article de cette ville, je me dois de vous en dire plus sur ce voyage qui restera à tout jamais gravé dans ma mémoire :

  1. Changer les plaquettes de freins, 20 min avant le départ, le contrôle technique devait avoir expiré,
  2. Vendre des jouets : tambourin et maracas à des enfants avant le départ, je peux vous l’assurer, quand les jouets ne fonctionne pas à pile, c’est inarrêtable,
  3. Acheter ou retrouver son portable volé à Guatemala City auprès des nombreux marchands ambulants, le tout desimlocké,
  4. Être incapable de rabattre ses sièges pour dormir, deux supers-obèses ayant pris place derrière nous avec deux enfants sur chaque cuisse,
  5. Mise en place des sièges d’appoints dans le couloir du bus, enfin de tabourets en plastique,
  6. Arriver au Honduras et s’évertuer à négocier pour éviter une seconde fouille du bus à 2h du matin, sachant que les mochiladores ont mis 4 heures à stocker les bagages sur le toit,
  7. Pendant cette phase de négociation avec les douaniers, apercevoir un passager s’enfuir, nous ne le reverrons jamais,
  8. Être réveillé à 4h30 du matin par une petite bagarre entre notre mécanicien et la police hondurienne,
  9. Uriner porte ouverte sur les routes honduriennes, à ce moment, vous êtes heureux d’avoir fermé votre fenêtre,
  10. Être de nouveau réveillé par des coups de feu et des hélicoptères,
  11. Arriver au Nicaragua et attendre plus de 6h pour la fouille réglementaire, étant les seuls occidentaux, nous avons été épargnés.

Bref, passer ses péripéties, je peux vous l’assurez on en garde un très bon souvenir et à pas cher (30$/personne). Mais c’est extrêmement fatigué que nous avons fait notre entrée dans la très colorée ville de Leon.

Après un repos bien mérité, nous avons assisté aux célébrations de la semaine sainte, la ville revêt ses plus couleurs et chaque soir devient de plus en plus festive à l’approche de noël. Leon nous a également permis de faire très belles rencontres, notamment avec Jérôme, que nous retrouvons dans chaque pays depuis.

Leon

En piste,

Je dois avouer que se faire une session ascension + luge au petit matin d’une grande soirée (2h de sommeil) n’ai pas ce que la fédération de cardiologie française imagine quand elle nous parle d’exercice quotidien. Mais qu’importe, 4 litres de sueur et de nombreuses pauses plus tard, je l’ai fait. Ah oui, ne vous imaginez pas venir ici rien que pour la luge, la vue à 360 qu’offre la cime du volcan Cerro Negro est grandiose.

Bon, je vous l’accorde, c’est bien être monté, mais il faut aussi penser à redescendre, et cela, avec une vulgaire planche de bois et un équipement des plus spartiate (lunette et gants)Ayant revêtu ma très seyante combinaison (d’un vert et d’un jaune suspect), c’est à pleine vitesse que je me suis élancé sur la piste de lave, oui, j’ai oublié le comment freiner, expliquer plus tôt, qu’importe la minute trente à 200km/h c’était du pur bonheur.

Cerro Negro

Monterrico, Antigua et le volcan Pacaya

Chasse aux tortues,

Avant de rejoindre notre dernière étape au Guatemala, petit détour par la côte pacifique de Monterrico. Trois jours, les pieds dans l’eau à profiter de la chaleur et de l’ambiance détendue de cette petite station balnéaire.

Durant notre dernière nuit, nous avons participé à une chasse à l’œuf grandeur nature avec les locaux. Replié dans le noir, nous avons attendus la ponte des tortues marines, attention pas pour les manger (bien qu’illégal cela est encore répandu dans le pays) mais pour protéger les œufs de leurs nombreux prédateurs.

Monterrico

Quartier français,

Dernière étape avant de rejoindre le Nicaragua, la ville coloniale d’Antigua. Nous sommes venus par deux fois dans cette ville hautement touristique, ou les riches guatémaltèques viennent y  faire la fête et parader chaque weekend.

Outre cette atmosphère surfaite, Antigua nous a réservé, de belles rencontres, rythmés par d’inarrêtable parties de baby-foot/ pastis et soirée black/white avec le gratin local. Ah oui, j’oubliais, nous avons même pu recréer l’ambiance bretonne dans une petite crêperie aux couleurs de Saint-Malo.

Antigua 

La conquête des sommets,

L’alpiniste n’a jamais fait partie de mes sports de prédilection (oui, il faut grimper) mais le volcan Pacaya ressemble à une promenade de santé (il ne culmine qu’à 2 552 mètres), atteindre son sommet se fait rapidement et sans effort. Fait notable, je suis resté en tête de cortège durant l’ascension.

Outre la vue sur l’Acatenango (volcan voisin de 3 976 m), le plus sympa reste de se jeter dans les tapis de lave et pour les plus américains d’entre nous, manger des marshmallow grillés par la chaleur du magma.

volcan Pacaya

Quetzaltenango, Chichicastenango, Nebaj

Un Guatemala authentique,

Pour fuir les hordes touristiques au Guatemala, une seule solution, rouler jusqu’à Quetzaltenango (ou Xela pour les intimes). Ici, les seuls occidentaux que nous avons rencontrés, ne sont là que pour apprendre la langue de Cervantès dans les nombreuses écoles de la ville.

Autant dire que ses deux jours dans la capitale universitaire du pays, nous, on permit de recharger les batteries. Bien que la ville ne soit pas, à proprement parlé, attrayante, il y fait bon vivre entre repos, flânerie et discussion autour d’un café.

Quetzaltenango

Le marché d’artisanat de Chichicastenango est réputé dans tout le Guatemala. On y trouve toutes sortes de tissus, objets de cultes, nourriture et surtout, on n’oublie pas les magnifiques stands de moufles, écharpes ou encore bonnets (que l’on retrouve aussi sur nos étals français), tricotés avec soins par leurs voisins boliviens.

Bref, vous l’aurez compris, l’artisanat présent ici n’est pas plus original qu’ailleurs et ne présente pas plus d’intérêt, mais vous pouvez prétendre à un bon repas typique dans le ventre du marché (enfin si vous parvenez à faire abstraction des odeurs).

Chichicastenango

Avoir un coup de foudre pour le village de Nebaj, est pour ma part du domaine de l’impossible. Aussitôt débarquer de mon bus au milieu d’une fin de marché en sandale, je n’ai eu qu’une envie REPARTIR ILLICO PRESTO. Le village est peu engageant à moins que vous n’y veniez pour y faire du bénévolat dans les ONG locales. Moi qui souhaitais du typique, je ne pouvais mieux tomber. Ici, il n’y a rien sauf les hébergements les moins chers et les nuits les plus froides du Guatemala.

Étrangement, ma première volonté à été vite exaucé par mon tact légendaire. Alors si vous aussi, vous avez envie de fuir au plus vite une destination, je vous livre mon plan d’attaque :

  1. À la question de monsieur, êtes-vous catholique ou évangéliste ? Répondez athée, ainsi, vous pourrez mieux observer l’air interdit et le sang se retirer du visage de votre hôte. Par contre, je vous laisse vous débrouiller avec votre espagnol approximatif pour lui expliquer le principe de laïcité,
  2. Quand madame vous questionne sur son âge dans le cadre de son anniversaire, vieillissez-la, après tout comment deviner qu’elle n’avait que 42 ans (et 9 enfants),
  3. Ah dernier petit conseil pour la route, quand monsieur vous explique très clairement qu’il est pro-maras, vous ne faites pas de détail, vous prenez le premier bus au matin et disparaissez vite, mais alors très vite.
Nebaj

Lac Atitlan

Le grand retour des moufles, 

Dès que l’on quitte le nord du Guatemala, c’est le choc thermique assuré, et cela, toute l’année (leur été est disons un peu pourri, 20 degrés l’après-midi et 6 le soir). Mais heureusement, je traîne depuis des mois mes affaires d’hiver, alors on enfile les moufles et on part se prélasser sur le bord du lac Atitlan.

Trente minutes de barque seront nécessaire pour rejoindre le petit village de San Pedro de la Laguna, cette destination prisée des baroudeurs internationaux est un haut lieu de divertissement et est aussi le point de départ de nombreuses excursions dans la région.  Nous poserons nos sacs trois jours dans ce lieu de villégiature.

Notre première journée de visite démarre par les alentours du lac, on a pu observer l’inéluctable montée des eaux et l’épaisse couche de pollution sur les rives de cette étendue d’eau, autant dire qu’un petit plongeon ou manger la pitance en provenance du lac est une très mauvaise idée. Mais le spectacle reste intact, le lac est magnifique.

Le second jour, nous avons pris la mer direction San Marcos de la laguna, village en face de San Pedro. Dès que nous avons posé les pieds dans ce village, on sent déjà le piège hindouiste/hippie se refermer sur nous, la seule rue du village dévoile une multitude de bonimenteurs, vendeurs de cailloux (pardon des talismans). Dans cette atmosphère saturée à l’encens sur fond de namaste, nos ex-soixante-huitards forme la seule communauté, ils ont dû faire fuir les locaux. Ce village n’est que négoce de bien-être, pour exemple, on vous vend 500 euros, un stage intitulé « reprendre possession de sa sexualité » à savoir que l’enseignement est initié par un homme qui ne reçoit que des femmes, euh chercher l’erreur. Toutes ces fumisteries « ouvre ton portefeuille à la spiritualité » ont eu raison de moi, j’ai préféré reprendre le bateau bien que le lac soit déchaîné.

Outre cette vaste blague, vous trouverez de l’authenticité dans le village de San Juan de la laguna. Ici, point d’occidentaux cherchant réponses aux mystères de l’univers dans un caillou (pardon, un talisman, bis). Dans ce village, vous trouverez de nombreuses coopératives artisanales et de plus, la vue sur le lac est époustouflante.

San Pedro de la Laguna
San Marcos de la Laguna
San Juan de la Laguna

Réveil matin,

Hop, hop, hop, il est 2h30 du matin, il est l’heure de se lever pour aller s’émerveiller devant le lever de soleil sur la Nariz del Indio. Autant dire que la courte ascension menant au sommet ne se fait pas dans la joie et la bonne humeur, mais quel spectacle magnifique que de voir le soleil se lever sur le lac Atitlan, une vue dégagée nous permet même d’apercevoir l’émergence de l’océan pacifique.

La Nariz del Indio

Flores, Tikal et Semuc Champey

Havre de paix,

Au sortir de Cuba, nous nous sommes octroyé quelques jours de léthargie sur la riviera maya mexicaine. Après plus d’un mois retranché sur notre île, nous avions oublié jusqu’au sens du mot opulence, quel choc de voir dans un supermarché plus de nourriture que sur tout le territoire cubain.

C’est à peine remis de nos émotions que nous nous sommes pris un second coup de massue en voyant ce qu’il restait de nos souvenirs, le village de Playa del Carmen, 9 ans, plus tard, s’est transformé en un Cancun numéro 2, il n’est plus que ressorts, boutiques de luxe et centre commerciaux. Cette perte de repère nous a hanté tout le long de notre trajet jusqu’à la frontière bélizienne. Tulum, un site vierge est devenu une destination tendance et entièrement bétonnée (les cabanas sur la plage ont laissé place à de grands complexes hôteliers), il n’y a plus guère que Chetumal qui ressemble à celle de nos souvenirs, la ville est aussi laide et désemparée qu’autrefois.

Autant vous dire que nous avons fui au plus vite la côte caraïbe mexicaine et ses excès pour découvrir une destination plus authentique, le Guatemala. Quatre passages frontières où l’on comprend vraiment le sens de passoire (aucune fouille, aucune question) et 9h de bus, nous aurons été nécessaires pour rejoindre l’île de Flores dans le nord du Guatemala.

Le temps marche au ralenti à Flores (et c’est tant mieux), nous nous sommes empressés de suivre la coutume locale sans sourciller. Entre visite et bière rafraichissante (1 litre, 10 quetzals soit 1,20 euro le litre), nous avons aimé paresser dans ce petit village accueillant.

Flores

Sur les traces du peuple maya,

Connaissez-vous le réel problème du voyageur ? Au fur et à mesure de découverte plus spectaculaire les unes que les autres, on a tendance à devenir plus exigeants et/ou insatisfaits concernant nos choix de visites.

Nous avons été victimes de cette expérience à Tikal, bien que les vestiges mayas soit en parfait état et au milieu d’une jungle épaisse, nous ne sommes pas parvenus à tomber sous son charme. Ce sentiment à peut être été exacerbé par notre impatience concernant ce site, 9 ans que nous l’attendions et aux discours de nombreux voyageurs émerveillés. Quoi qu’il en soit, dans nos esprits les ruines mayas mexicaines demeureront à jamais les plus féeriques.

Tikal

Batman,

Les 9h de bus, nous séparant de notre seconde destination, Semuc Champey, nous ont permis de faire une très belle rencontre, celle de Cécile et Pierre. Avec eux, nous partagerons nos plus beaux souvenirs au Guatemala.

Ensemble, nous nous sommes retrouvés dans une petite auberge perdue  de Semuc Champey. Notre première occupation fut de nous rendre aux fameuses Pozas, un ensemble de piscines naturelles d’un bleu intense.

Pour notre second jour, nous avons entrepris de nous rendre dans la grotte de Lanquin. Comme nous avons décidé d’être radin et d’y aller par nos propres moyens la visite a été de courte durée, entre les glissades à répétition dans les excréments de chauves-souris, les insectes s’immisçant dans nos narines et nos bouches ainsi que les vols de chauves-souris au-dessus de nos têtes et sans compter sur la perte du fil d’Ariane, il était grand temps de sortir de cet enfer puant après 1h. Suite à cette expérience, je ne risque pas de m’aventurer dans une grotte d’ici tôt.

Semuc Champey – Las Pozas 
Lanquín – Las Cuevas

 

 

Vinales

Adios mon cher Via-Azul,

Comme tous les étrangers à Cuba, nous avons eu le luxe, enfin l’obligation d’utiliser à de nombreuses reprises les bus réfrigérés Via-Azul. Ces autobus ont la particularité de vous coûter 21 fois plus chers que les transports réservés à la population et de vous faire frôler l’hypothermie si vous oubliez votre doudoune.

Ayant failli perdre nos membres durant les 12h de voyage séparant Santiago de Cuba, de la Havane, c’est avec soulagement que nous avons partagé un taxi pour nous rendre à Vinales. Outre nous avoir permis de retrouver toute notre motricité ce voyage fut aussi l’occasion de passer du temps avec notre nouvelle amie Maud rencontré un peu plus tôt dans le terminal de bus.

Fraichement débarqué dans ce petit village, nous ne nous sommes pas rendus compte de suite que Vinales était constitué à plus de 90% de casa particular, cela aurait pu nous éviter de nous arracher les cheveux en négociation. Sachez que tout comme Trinidad cette destination est très touristique, ce qui en fait un des lieux les plus chers de l’île ou les prix son jugé selon votre tête. Ces prix et cette affluence se comprennent largement quand on aperçoit la richesse des paysages de la vallée de Vinales, nous sommes littéralement tombés sous le charme de la campagne environnante quand nous nous sommes dirigés vers le mural de la prehistoria, fresque gigantesque peinte par Diego Rivera.

el centro 
mural de la prehistoria 

Apprendre à fumer le cigare cubain,

Pour cette seconde journée au cœur de Vinales, direction la vallée pour y découvrir ses richesses agricoles et ses cultures de tabac. Nous avons clôturé cette petite randonnée par l’apprentissage et la dégustation de cigare cubain, car Vinales est le centre de production de feuilles de tabac pour les fabriques de la Havane et de Santa Clara. Il est possible d’acheter des cigares sans noms dans cette région, car comme partout ailleurs à Cuba les paysans peuvent vendre 10% de leurs récoltes pour leurs propres chefs (le reste étant destiné au gouvernement).

La Vallée